Dans les arts martiaux japonais, il est fréquent de voir apparaître, à côté du nom d’un pratiquant, des mentions telles que 4e dan, Renshi, Shihan ou encore une combinaison comme 6e dan Renshi. Pour un pratiquant peu familier avec les systèmes traditionnels japonais, ces termes peuvent facilement être perçus comme différentes façons d’exprimer la même chose : le niveau atteint.
Pourtant, ils ne désignent pas la même réalité.
Les notions de menjo (免状), menkyo (免許) et shōgō (称号) appartiennent à des logiques distinctes. L’une reconnaît principalement une progression ou une qualification, l’autre confère une licence ou une autorisation, tandis que la troisième constitue un titre reconnaissant la stature martiale d’une personne.
Il existe évidemment une corrélation entre ces éléments. On n’accordera normalement pas une licence d’enseignement avancée ou un titre prestigieux à un débutant. Toutefois, les confondre mène parfois à une situation paradoxale : considérer qu’une personne est automatiquement qualifiée pour enseigner simplement parce qu’elle possède un haut grade, alors qu’elle n’a peut-être jamais été formée à la pédagogie.
Pour comprendre ces distinctions, il faut également s’intéresser à une institution qui a profondément influencé le Budo moderne : la Dai Nippon Butoku Kai (大日本武徳会), ou DNBK.
La création de la DNBK et son influence sur le Budo moderne
À la suite de la restauration de Meiji de 1868, le Japon connaît une modernisation extrêmement rapide. Le système féodal disparaît, la classe des samouraïs perd progressivement ses privilèges et les anciennes écoles martiales doivent s’adapter à une société qui n’est plus organisée autour de la fonction guerrière.
C’est dans ce contexte qu’est créée à Kyoto, en 1895, la Dai Nippon Butoku Kai. Son objectif est notamment de promouvoir les arts martiaux, d’organiser des événements nationaux et de reconnaître les pratiquants ayant apporté une contribution remarquable au Budo. Le célèbre Butokuden de Kyoto, achevé en 1899, devient l’un des grands centres symboliques de cette nouvelle organisation nationale du Budo.
La DNBK ne remplace pas les ryūha, c’est-à-dire les différentes écoles et traditions. Elle crée plutôt une structure permettant à des experts provenant de traditions différentes d’être évalués et reconnus au-delà de leur propre école.
Cette distinction est essentielle.
Dans une école traditionnelle, l’autorité découle essentiellement de la transmission :
Maître → disciple → transmission du ryū → licence
Avec la DNBK apparaît parallèlement une reconnaissance institutionnelle pouvant dépasser les frontières d’un ryū particulier.
C’est notamment la DNBK qui va jouer un rôle déterminant dans le développement du système moderne des Shōgō, avec les titres de Kyōshi et Hanshi au début du XXe siècle, puis de Renshi en 1934, en remplacement du titre antérieur Seirenshō.
Son influence sur notre façon moderne de concevoir les grades et les titres martiaux japonais est donc considérable.
Menjo 免状 : le certificat et la reconnaissance d'un niveau
Le terme menjo (免状) mérite d'abord une précision. Littéralement, il désigne davantage un certificat ou document attestant une qualification qu'un « grade » au sens strict. Dans le contexte moderne du Budo, il peut notamment matérialiser la reconnaissance d'un kyū, d'un dan ou d'une autre qualification.
Aujourd’hui, la majorité des systèmes pédagogiques d’arts martiaux japonais utilisent le système Kyū/Dan.
Les Kyū représentent généralement les étapes précédant la ceinture noire. Dans plusieurs disciplines, ils sont matérialisés par différentes couleurs de ceinture. Il s’agit avant tout de balises pédagogiques permettant au pratiquant et à l’enseignant de situer la progression technique.
Viennent ensuite les Dan, qui représentent différents niveaux d’avancement après l’entrée dans les grades dits Yūdansha.
Le système Dan moderne est fortement associé à Jigoro Kano, fondateur du Judo, qui commence à l'utiliser au Kodokan dans les années 1880. Il sera ensuite adopté et adapté dans de nombreuses disciplines.
Un Dan reconnaît donc principalement le niveau atteint par un pratiquant selon les critères techniques et pédagogiques de son organisation.
Posséder un 4e, 5e ou 6e Dan indique une progression importante dans la connaissance de son art. Cela ne signifie cependant pas automatiquement que cette personne possède une licence complète d’enseignement ou un titre honorifique particulier.
C’est ici qu’intervient le deuxième concept.
Menkyo 免許 : la licence et l’autorisation de transmettre
Le mot Menkyo (免許) signifie essentiellement licence ou autorisation.
Le système des Menkyo est historiquement plus ancien que celui des Dan. Dans les koryū et autres traditions classiques japonaises, la transmission pouvait être structurée par différents certificats ou licences attestant que le pratiquant avait reçu une partie déterminée de l’enseignement et, selon l’école, qu’il était autorisé à le transmettre.
Le célèbre Menkyo Kaiden représente ainsi, dans certaines traditions, la transmission complète de l’enseignement de l’école.
Dans plusieurs organisations modernes, cette logique de licence se retrouve sous des appellations comme :
Fuku-Shidōin ou Jun-Shidōin : assistant instructeur pouvant recevoir une responsabilité pédagogique limitée;
Shidōin : instructeur officiellement autorisé à enseigner selon les règles de l’organisation;
指 (shi) — montrer, indiquer, pointer, désigner.
導 (dō) — guider, conduire, mener.
員 (in) — membre, personne faisant partie d’un groupe ou exerçant une fonction.
Shihan : enseignant de haut niveau ou « maître instructeur », généralement investi d’une responsabilité importante dans la transmission;
師 (shi) — maître, professeur, expert, personne qui enseigne et guide.
範 (han) — modèle, exemple, norme, référence.
Sō-Shihan : appellation utilisée dans certaines organisations pour désigner un maître instructeur principal ou une personne occupant une position supérieure dans la structure pédagogique.
Il faut toutefois être prudent : ces appellations et les pouvoirs qui leur sont associés ne sont pas universels. Un Shidōin ou un Shihan n’a pas nécessairement les mêmes prérogatives d’une organisation à une autre. Le terme Shihan, notamment, n’est pas un grade Dan et n’est pas non plus l’un des trois Shōgō classiques Renshi-Kyōshi-Hanshi.
C’est une fonction ou une licence dont la signification dépend de l’autorité qui la confère.
Cette distinction permet de poser une question fondamentale :
Être très compétent dans un art signifie-t-il automatiquement être compétent pour l’enseigner?
Pas nécessairement.
Un pratiquant peut posséder une excellente maîtrise technique sans avoir développé les capacités pédagogiques nécessaires pour observer, corriger, structurer une progression, transmettre les principes de l’école et évaluer équitablement d’autres pratiquants.
Le Menkyo reconnaît précisément une responsabilité de transmission.
Shōgō 称号 : la reconnaissance de la stature martiale
Nous arrivons finalement au Shōgō (称号).
Contrairement au Dan, le Shōgō est un titre. Il ne représente pas simplement une étape supplémentaire dans une échelle technique.
C’est ici que l’influence historique de la DNBK devient particulièrement importante.
À partir de 1895, la Butokukai attribue d'abord le Seirenshō aux Budoka distingués. Au début du XXe siècle apparaissent les titres de Kyōshi (教士) et Hanshi (範士). En 1934, le Seirenshō est remplacé par Renshi (錬士), donnant essentiellement la structure à trois titres que nous connaissons aujourd'hui.
Renshi – 錬士
Le caractère Ren (錬) évoque l’idée de polir, forger ou discipliner par l’entraînement, tandis que Shi (士) désigne une personne possédant une certaine qualité ou expertise.
On peut donc comprendre Renshi comme une personne dont les compétences ont été sérieusement forgées par la pratique.
Il représente une reconnaissance allant au-delà de la simple exécution technique : le pratiquant commence à démontrer une maturité martiale et une capacité à représenter correctement son art.
Tashi – 達士
Le titre Tashi (達士) est utilisé dans certaines organisations martiales comme un Shōgō désignant un pratiquant ayant atteint un niveau d’expertise avancée.
Le caractère Tatsu/Datsu (達) porte notamment l’idée d’atteindre, d’accomplir, de maîtriser ou d’exceller, tandis que Shi (士) désigne une personne de qualité, un homme d’armes ou, historiquement selon le contexte, un membre de la classe guerrière. C’est cette association qui explique que Tashi soit parfois interprété dans le milieu martial comme « expert martial », voire « expert samouraï ».
Il faut toutefois nuancer cette dernière traduction : « expert samouraï » est davantage une interprétation martiale qu’une traduction littérale de 達士. Le terme évoque plus précisément une personne accomplie ou hautement compétente dans son domaine.
Contrairement à Renshi, Kyōshi et Hanshi, qui constituent le système de Shōgō historiquement institutionnalisé par la DNBK et repris par plusieurs grandes organisations japonaises, Tashi n’appartient pas à cette hiérarchie classique universelle. Son emploi, sa position hiérarchique et les critères permettant de l’obtenir varient donc selon les écoles et les organisations qui l’utilisent.
Dans les systèmes où il est reconnu, Tashi souligne essentiellement l’expertise et l’accomplissement martial du pratiquant, plutôt qu’un simple niveau technique exprimé par un Dan.
Kyōshi – 教士
Le caractère Kyō (教) signifie enseigner ou instruire.
Le titre de Kyōshi souligne donc davantage la dimension de transmission, de compréhension et de maturité. Il ne suffit plus de savoir reproduire correctement les techniques : il faut comprendre les principes qui les sous-tendent et être capable de les transmettre.
Hanshi – 範士
Le caractère Han (範) porte l’idée de modèle, exemple ou référence.
Hanshi représente ainsi une personne dont la pratique, l’enseignement, le comportement et le parcours peuvent servir de modèle aux autres pratiquants.
On touche alors à une conception très japonaise du Budo : à un certain niveau, on n’évalue plus seulement ce que la personne sait faire, mais également ce qu’elle est devenue par sa pratique.
Brièvement :
Renshi (錬士) — pratiquant/instructeur accompli et forgé par la pratique
Tashi (達士) — expert martial accompli (selon l’organisation)
Kyōshi (教士) — enseignant possédant une compréhension approfondie de l’art
Hanshi (範士) — maître senior servant de modèle et de référence
C’est probablement la différence fondamentale entre un grade et un Shōgō.
Dan et Shōgō : deux progressions parallèles
Il est tentant d’établir une équivalence simple :
4e ou 5e Dan = Renshi
6e ou 7e Dan = Kyōshi
8e Dan = Hanshi
Mais historiquement et institutionnellement, cette équation est trop simpliste.
Les Dan et les Shōgō constituent deux reconnaissances différentes, même lorsqu’une organisation impose un grade minimal pour accéder à un titre.
Cette distinction existe encore aujourd’hui. Par exemple, la All Japan Kendo Federation administre séparément les examens de Dan et les titres Renshi, Kyōshi et Hanshi; ses documents officiels parlent explicitement de certificats de Shōgō/Dan comme de qualifications distinctes.
Les critères précis varient également selon les organisations et les époques. Il faut donc être prudent avec les tableaux affirmant universellement qu’un Renshi doit avoir tel âge et tel Dan, ou qu’un Hanshi doit obligatoirement avoir 60 ans. Ces règles peuvent être exactes dans une organisation ou une période donnée sans constituer une norme universelle du Budo japonais.
L’idée fondamentale demeure cependant la même : un Shōgō ne devrait pas être automatiquement accordé simplement parce qu’un pratiquant atteint un certain Dan ou un certain nombre d’années de pratique.
Il constitue une reconnaissance supplémentaire.
Trois questions différentes
La façon la plus simple de comprendre la différence entre ces concepts consiste peut-être à poser trois questions.
Le Menjo répond principalement à : « Quel niveau ou quelle qualification cette personne a-t-elle atteint? »
Le Menkyo répond plutôt à : « Qu’est-elle autorisée à enseigner, transmettre ou évaluer? »
Et le Shōgō pose une question beaucoup plus large : « Quelle stature cette personne a-t-elle acquise dans le Budo? »
Ainsi, une personne peut être techniquement très avancée sans nécessairement posséder une licence pédagogique équivalente. À l’inverse, un enseignant expérimenté peut recevoir une licence particulière parce qu’il assume une responsabilité de transmission. Enfin, le Shōgō vient reconnaître une maturité et une contribution qui dépassent la simple connaissance du curriculum.
La lecture d’Henry Plée : de l’externe vers l’interne
Dans ses Chroniques martiales, Henry Plée propose une façon particulièrement simple et parlante de comprendre la progression représentée par les titres de Renshi, Kyōshi et Hanshi. Plutôt que de les considérer uniquement comme des distinctions hiérarchiques, il les associe à différents niveaux de maîtrise du pratiquant.
Dans cette lecture, Renshi correspond à la maîtrise externe : le pratiquant possède une technique physique solide, efficace et profondément intégrée. On pourrait ainsi parler d’un « maître externe », c’est-à-dire d’un expert dont la maîtrise s’exprime d’abord par le corps, la technique et l’application concrète de l’art.
Kyōshi représente ensuite la maîtrise interne. La pratique ne repose plus seulement sur l’exécution visible des techniques : le pratiquant comprend davantage les principes, l’intention, le timing, la distance, l’état d’esprit et les mécanismes moins apparents qui donnent vie à la technique. Dans une formulation simplifiée, on pourrait parler ici d’un « maître interne ».
Enfin, Plée décrit Hanshi comme l’unification de la maîtrise interne et externe. À ce niveau, la technique, la compréhension et la personne ne devraient plus être dissociées. Dans une lecture plus philosophique du Budō, cette étape peut être rapprochée de l’idée d’un « maître spirituel » : non pas au sens religieux, mais au sens d’un pratiquant devenu un modèle par sa maîtrise, son comportement, son jugement et sa manière d’incarner la Voie.
Cette interprétation a l’avantage de rappeler qu’un Shōgō ne devrait pas simplement représenter un nombre d’années de pratique ou un Dan supplémentaire. Il suggère plutôt une transformation progressive : maîtriser d’abord la forme extérieure, approfondir ensuite ce qui l’anime de l’intérieur, puis parvenir à une intégration où technique, compréhension et qualité humaine forment un tout.
L'héritage de la DNBK
C’est probablement l’une des contributions les plus importantes de la Dai Nippon Butoku Kai au Budo moderne.
La DNBK historique cherchait à reconnaître les Budoka au-delà des frontières de leurs écoles particulières. Elle a contribué à créer une culture dans laquelle la compétence technique, la capacité d’enseignement et la stature martiale peuvent être reconnues séparément.
La DNBK historique sera finalement intégrée beaucoup plus directement à l’appareil gouvernemental japonais durant la guerre, puis dissoute en 1946 sous l’occupation alliée. Les organisations modernes portant son héritage ne doivent donc pas être considérées comme possédant aujourd’hui l’autorité gouvernementale nationale qu’avait acquise l'organisation historique. De nos jours, les différentes disciplines japonaises disposent de leurs propres fédérations et structures de reconnaissance.
Cependant, l’héritage conceptuel demeure immense.
Les systèmes de Dan, de licences pédagogiques et de Shōgō que nous rencontrons aujourd’hui dans de nombreuses organisations sont le résultat d’une longue évolution où se rencontrent les anciennes traditions de transmission des ryūha et la volonté moderne de structurer et reconnaître le Budo à une échelle institutionnelle.
Plus qu'un titre derrière un nom
En résumé, le Menjo matérialise une qualification ou un niveau acquis. Le Menkyo confère une licence ou une responsabilité de transmission. Le Shōgō reconnaît la stature, la maturité et la contribution martiale d’une personne.
On pourrait les résumer encore plus simplement :
Menjo : ce que j’ai atteint.
Menkyo : ce que je suis autorisé à transmettre.
Shōgō : ce que mon parcours martial représente.
Cette distinction explique pourquoi un 6e Dan, un Shihan et un Renshi ne signifient pas la même chose, même lorsque les trois titres sont portés par la même personne.
Plus nous avançons dans le Budo, moins la reconnaissance devrait simplement mesurer notre capacité à exécuter des techniques. Elle devrait progressivement considérer notre compréhension, notre aptitude à transmettre, notre comportement, notre contribution à notre école et, éventuellement, notre contribution au Budo dans son ensemble.
C’est également pourquoi les licences et les Shōgō devraient conserver leur valeur. Ils ne devraient pas devenir de simples récompenses automatiques accordées avec l’ancienneté ou accompagnant mécaniquement un nouveau Dan.
Un grade reconnaît une progression. Une licence confie une responsabilité. Un titre reconnaît un parcours.
Et lorsqu’on comprend cette distinction, des mentions comme « 6e Dan, Shihan, Renshi » cessent d’apparaître comme une accumulation de titres. Elles décrivent plutôt trois dimensions différentes d’un même cheminement martial.
Sources de vérification historique
Dai Nippon Butoku Kai, « History » (dnbk.org).
All Japan Kendo Federation, règlements et documents sur les Shōgō et les grades Dan (kendo.or.jp).
Canadian Kendo Federation, Grading Examination Policy, exigences relatives aux Shōgō (2025).
International Kyudo Federation, Kyudo Shinsa Regulations, chapitre consacré aux Shōgō
Note de source — Cette présentation s’inspire des Chroniques martiales d’Henry Plée, où Renshi est associé à la « maîtrise externe », Kyōshi à la « maîtrise interne » et Hanshi à la maîtrise interne et externe unifiée. L’expression « maître spirituel » est ici une interprétation pédagogique de cette dernière étape, et non une traduction littérale du titre Hanshi.
À propos de l'auteur
Larry Foisy enseigne les arts martiaux depuis plus de 30 ans. Il est 6e dan Shihan/Renshi en Shorinjiryu Karatedo et est également reconnu comme Shihan par la Dai Nippon Butoku Kai de Kyoto, au Japon. Kinésithérapeute de formation et titulaire d'une maîtrise en informatique, il allie les connaissances scientifiques à une pratique martiale traditionnelle.
Fondateur et directeur du Centre d'arts martiaux Larry Foisy ainsi que de la boutique spécialisée e-TAO.ca, il enseigne quotidiennement le Karatedo, le Iaido (Muso Jikiden Eishin-ryu, 3e dan) et l'Iaijutsu (2e dan KNBK), le Koshiki — dont il est ancien champion du monde, arbitre international et organisateur du Championnat canadien ouvert —, le Kudo, le Kyusho-jitsu (2e dan), le Goshin-jutsu (autodéfense) ainsi que le Bukki-ho (armes traditionnelles d'Okinawa).
Son parcours comprend également le judo (1er kyu), le Muay Thaï et l'aïkido. Il pratique également le jiu-jitsu brésilien et le Tai Chi Chuan. Animé par une passion profonde pour le budo, il a choisi de consacrer sa vie à l'étude, à la pratique et à la transmission des arts martiaux traditionnels.
À travers ses chroniques, Larry Foisy souhaite partager non seulement des connaissances techniques, historiques et philosophiques, mais aussi les valeurs de respect, de rigueur, de persévérance et de développement personnel qui constituent le véritable héritage des arts martiaux.